À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle demeure l’une des figures les plus populaires du pays.
Une doctrine née de la Résistance face aux fractures de l’après-guerre
En 1947, il transforme son prestige de chef de la France libre en force politique en créant le Rassemblement du peuple français (RPF). Son ambition est claire : proposer une alternative aux partis qui dominent alors la IVe République et défendre une vision de la France fondée sur l’autorité de l’État, l’indépendance nationale et le dépassement des clivages traditionnels entre la gauche et la droite.
Dans le Midi toulousain, un terrain peu favorable aux gaullistes
Entre 1947 et 1958, le Midi toulousain apparaît comme l’une des régions les plus difficiles à conquérir pour les militants gaullistes. Le paysage politique local est alors solidement structuré autour des formations républicaines traditionnelles, socialistes ou radicales, tandis que le Parti communiste conserve une influence significative dans plusieurs bastions ouvriers.
Malgré ces résistances, le gaullisme ne disparaît pas. Après l’effacement du RPF au début des années 1950, ses réseaux demeurent actifs. La crise algérienne et l’effondrement progressif de la IVe République offriront finalement au courant gaulliste l’occasion de retrouver une place centrale sur la scène politique française à partir de 1958.