Le gaullisme de guerre : une France qui refuse de disparaître (1940-1944)

Le gaullisme est né dans le fracas de la Seconde Guerre mondiale, lorsque la France était occupée et divisée. En 1940, face à l’armistice signé par le maréchal Pétain, le général de Gaulle s’impose comme la voix de la France libre. Son appel du 18 juin résonne dans le monde entier et attire des hommes de tous horizons, y compris ceux issus de milieux hostiles à la République. Monarchistes, ultra-catholiques ou anciens maurassiens, nombreux sont ceux qui choisissent de suivre de Gaulle, convaincus que seule la résistance permet de restaurer la légitimité et la souveraineté françaises.

Certains rejoignent les Forces françaises libres pour combattre aux côtés des Alliés, d’autres organisent la résistance sur le territoire occupé, créant réseaux de renseignement, de propagande et de sabotage. Sous la coordination de Jean Moulin, toutes ces initiatives convergent vers le Conseil national de la Résistance, unifiant la lutte intérieure et extérieure.

De Gaulle ne se contente pas de mobiliser les forces françaises. Il défend la souveraineté de la France face aux pressions alliées, exigeant que son gouvernement provisoire soit reconnu. À la Libération, son retour triomphal à Paris symbolise l’aboutissement d’un mouvement né de la conviction qu’une nation libre ne peut accepter ni l’occupation ni la soumission, cimentant ainsi le gaullisme comme force politique et morale.